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Islam et engagement - Page 610

  • ET SI LES MUSULMANS AVAIENT RAISON?

    Posez-vous la question.

     

    Et si finalement, malgré les nombreux préjugés qui habitent votre conscience, ce sont les musulmans qui avaient raison ?

    Raison de penser que cet univers n’est pas le fruit du hasard, mais qu’un Dieu unique en est le Créateur suprême . Un Dieu que l’on ne doit pas représenter sous forme humaine . Et dont il ne faut pas estimer qu’il proclame la supériorité d’une race élue sur les autres races.

    Raison de penser que l’homme n’est libre que s’il se soumet à Dieu, et à Dieu seul. Ou qu’autrement, il se tourne vers les idoles, qu’elles prennent la forme de la pierre, de l’or, d’une idéologie ou d’un idéal sur mesure.

    Raison de penser que Muhammad, cet homme illettré né dans une vallée désertique, à l’origine d’une civilisation qui marie la foi et la raison, la science et la religion, la vie et l’après vie, le spirituel et le temporel, l’amour du vrai et du beau, l’éthique et le plaisir légitime, - que Muhammad est bien l’ultime Messager de Dieu, après Abraham, Moïse et Jésus ?

    Raison d’être convaincus que l’Occident a fait fausse route lorsque s’étant saisi du prétexte des Lumières, il a prétendu se passer de la Loi divine, laquelle seule peut freiner les appétits humains, imposer des limites qui interdisent l’exploitation, la misère morale, l’asservissement des femmes.

    Raison de penser que pour elles, la pudeur vaut mieux que l’étalage tarifé de leurs charmes, et qu’une nation qui autorise la prostitution d’une partie de ses filles, est une nation qui perd de sa dignité.

    Raison de penser qu’il y a une belle hypocrisie dans la façon qu’ont certains de confondre, au nom de l’art et contre l’oppression, liberté et libertinage.

    Raison de penser que seul l’islam aujourd’hui offre une résistance concrète au processus évident d’une américanisation du monde à sens unique, et que partout où il y a ingérence inhumaine sur notre planète, le combat de légitime défense demeure un droit fondamental. D’autant plus qu’il est moins question d’exporter les valeurs démocratiques que de voler les ressources naturelles des pays dominés.

    Raison de penser que de ce fait, on ne doit pas confondre un résistant et un terroriste, pas plus que le terrorisme d’Etat et le droit à l’existence d’un Etat.

    Raison d’affirmer que Jérusalem appartient aussi aux Palestiniens, à qui il faudra bien rendre les biens et les terrains volés.

    Raison d’être convaincus que les symboles universels nous parlent aujourd’hui encore. A l’adoration du veau d’or, qui a pris la forme de la finance virtuelle, on n’oppose pas quelques modifications superficielles d’un système pourri à sa base, mais bien la Loi qui fut révélée à Moïse, Jésus et Muhammad, et qui interdit sans détour toutes les formes immondes de l’usure et de la spéculation. Si certains deviennent de plus en plus riches, et d’autres de plus en plus pauvres – que ce rapport s’inscrive entre des individus ou entre des nations – c’est parce qu’il est permis, dans la grande Amérique et l’Europe des Lumières, de faire de l’argent avec de l’argent, et d’écraser son voisin, alors que le Capital devrait être au service de l’homme, et non pas l’homme au service du Capital.

    Posez-vous la question, si vous en êtes encore capables : ai-je raison de croire à tout cela ?

     

    Mais je vous comprends. Désorientés par tout le mal qui se dit de l’islam, par les médias qui se font le vecteur d’une pensée dominante unique dont vous êtes les victimes, par les idées reçues que confortent la supériorité matérielle de l’Occident et le nombrilisme actif des intellectuels en chemise blanche, il est bien difficile d’entendre la voix d’un homme qui fut un berger arabe, un simple berger, quelque part dans le désert d’Arabie !

     

     

  • UNE SAGESSE ISLAMIQUE

    Ibn 'Atâ'i -Llâh a dit : Accroche-toi à Ses qualités seigneuriales, et sois convaincu des défauts inhérents à ta servitude.

     

    Commentaires :

     

    Les qualités divines sont la richesse, la puissance, la force, le savoir, et ainsi de suite. Dieu Seul les détient de façon absolue. Les créatures sont au contraire faibles et ignorantes par nature. Elles ne disposent de ces qualités que dans la mesure où Dieu leur en donne l’occasion, et toujours de façon relative et passagère. Ici, Ibn ‘Atâ’i -Llâh nous convie à prendre conscience de la réalité de notre condition humaine : autant nous reconnaissons notre pauvreté, autant nous sommes subjugués par Sa richesse. Autant nous reconnaissons notre faiblesse et notre ignorance, autant nous nous soumettons à Sa force et à Son savoir.

    L’homme fort n’est donc pas celui qui pense être fort, mais celui qui au contraire reconnaît sa faiblesse et s’en remet à la seule force de Dieu. La plénitude se réalise dans l’effacement.

  • ISLAM: DESTIN ET LIBERTE

    La croyance en le destin ne signifie pas que l’homme se voit privé de son libre arbitre. Elle signifie d’abord que Dieu, étant omniscient, connaît notre passé, notre présent et notre avenir. Cependant, il nous a donné la liberté de choisir notre chemin, après nous avoir montré la voie du bien et la voie du mal. Êtres doués de raison, nous sommes donc responsables de notre choix. Nous ne pourrons prendre pour prétexte la prédestination lorsque nous aurons, devant le Tout- Miséricordieux, à rendre compte de nos péchés et de nos crimes.

    Dieu connaît notre avenir, mais nous, nous l’ignorons, et cette ignorance fonde entièrement notre responsabilité. Ainsi, lorsque nous arrivons à un carrefour, et que deux chemins se présentent à nous, l’un ascendant et l’autre descendant, notre décision nous appartient : les chemins sont tracés, et nous ne pourrions aller plus loin s’ils n’étaient pas praticables. Mais c’est nous qui optons librement pour un sens ou pour un autre. Tant que nous ne connaissons pas notre destination finale, (ce qui ne nous sera révélé que dans l’après vie), tant que nous disposons de notre faculté de juger, nous avons le devoir d’assumer nos actes.

    Tout est écrit : aussi bien les événements qui nous dépassent et sur lesquels nous n’avons aucune prise (le moment de notre naissance, nos parents et nos ancêtres, notre aspect physique, etc.), que les actions où notre responsabilité se trouve complètement engagée (le fait de remplir nos obligations vis-à-vis de Dieu et vis-à-vis de nos semblables, d’être bienfaisants et de nous conformer à la loi divine, etc.).

    Une remarque encore sur cette question épineuse du destin : - Nous devons faire une distinction entre ce qui relève de la Volonté absolue de Dieu (tout ce qui arrive dans l’univers n’arrive que par cette volonté, car Dieu ayant tout pouvoir, Il peut empêcher n’importe quelle action), et l’Agrément de Dieu. Exemple : lorsqu’un vol est commis, on doit être convaincu que cette action ne pouvait se produire sans la Volonté absolue de Dieu. Par contre, Dieu nous a bien fait comprendre, par le biais de notre conscience morale, mais aussi par la loi révélée, que le vol est un crime et qu’il n’entre en aucune façon dans Son Agrément. En d’autres termes, Dieu peut vouloir une chose qu’Il n’agrée pas. Cette Volonté absolue, bien comprise, ne signifie en aucune manière que Dieu nous impose de faire le mal, mais au contraire qu’Il nous a créés libres. Seulement, notre espace de liberté ne dépasse pas le cadre qu’Il a fixé pour nous. C’est en ce sens qu’il faut comprendre les versets du Coran qui affirment :

     

    “ Oui, Nous l’avons guidé (l’homme), soit reconnaissant, soit ingrat. ” (Coran, 76, 31)

     

    “ Ne l’avons-Nous pas guidé sur les deux voies? ” (Coran, 90,10)

     

    “ Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée,

    et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété !

    A réussi, certes, celui qui la purifie.

    Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. ” (Coran, 91, 7-10)

     

    Le Coran insiste sur cette disposition naturelle qui a été donnée à l’homme, qui le distingue du reste des créatures et lui confère sa dignité. Par la raison et par la faculté de connaître, par la liberté que Dieu lui a octroyée, il est en partie maître de la destinée de l’univers que Dieu lui a confié ; il est capable du pire comme du meilleur : plus égaré que les bêtes rampantes ou plus noble que les créatures célestes. La raison humaine et la pensée, qui se déploient sur le support du langage et des mots, donnent ainsi aux enfants d’Adam une supériorité qui dépasse aussi bien l’instinct animal que l’inspiration des anges.