Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Islam et engagement - Page 564

  • Une sagesse de Ibn ‘Atâ’i -Llâh : prendre conscience des bienfaits de Dieu

    Celui qui ne connaît pas la valeur des bienfaits par leur présence, la connaît par leur perte.

     

    Commentaires :

     

    Ainsi, nul ne connaît la valeur du bienfait que représente la vue autant que celui qui est devenu aveugle.

     

    Nul ne connaît la valeur de l’eau autant que celui qui a soif.

     

    Le fils qui se comporte mal avec ses parents ne prend conscience de la valeur de leur présence que le jour de leur mort.

     

    Le croyant authentique est celui qui de façon constante remercie son Créateur pour Ses innombrables bienfaits. Le Coran affirme : « Et si vous comptiez les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les dénombrer. L’homme est vraiment très injuste, très ingrat. » (Coran, 14, 34, voir aussi 16, 18)

    La reconnaissance permet de préserver, et même d’augmenter le bienfait qui nous est donné : « Et lorsque ton Seigneur proclama : « Si vous êtes reconnaissants, très certainement J’augmenterai (Mes bienfaits) pour vous. » » (Coran, 14, 7)

     

    On a dit dans le même registre : « Les bienfaits de Dieu sont méconnus. Ils sont reconnus quand ils sont perdus. »

    Abû Hâmid Al-Ghazâlî citait le cas de cet homme qui allait régulièrement de l’hôpital au cimetière en passant par la prison, afin que la vue des malades et des infirmes, des condamnés et des tombes lui permette de mesurer le prix de sa santé, de sa liberté, et du temps qui lui était donné de vivre pour agir avant qu’il ne soit trop tard.

     

    Il faut donc remercier et louer le Créateur, en prenant conscience de Ses bienfaits, afin de ne pas en être privé.

  • Démocratie et islamophobie

     Winston Churchill a dit un jour : « La démocratie est le pire des systèmes, à l'exclusion de tous les autres. » Remarque pertinente, bien que prétentieuse : Churchill ne connaissait pas tous les autres systèmes, y compris celui de l’Etat islamique. Il reste que la démocratie peut conduire les hommes aux pires extrémités. A titre d’exemple, il suffit de rappeler qu’Adolf Hitler a été élu chancelier d’Allemagne en janvier 1933.

    La démocratie appartient à ceux qui savent mobiliser et orienter l’opinion publique. Cette opinion, hélas, est plus réceptive aux sensations fortes qu’à la réflexion profonde, plus encline à l’émotion qu’à la raison, et plus sensible à l’image qu’au concept.

    Observons les méthodes publicitaires pour vendre en masse  les produits de consommation: beaucoup de représentations, et peu de texte. On baigne constamment dans le registre de la caricature.

    Or, il suffit de considérer l’affiche proposée par l’UDC en novembre dernier pour se convaincre que l’on est aux prises avec la même logique de communication : des minarets rangés comme des missiles, une femme casquée d’une étrange burqa militaire, un grand « STOP ! OUI » à l’initiative contre les minarets pour repousser l’envahisseur. Féministes effrayées par l’islam, chrétiens angoissés par la trop forte visibilité de la foi musulmane, citoyens convaincus des effets néfastes d’une immigration incontrôlée, - chacun trouve là de quoi nourrir sa phobie et désigner le coupable.

    Il existe cependant des raisons plus profondément ancrées dans l’inconscient collectif européen qui expliquent le rejet de l’islam.

    Le journaliste et écrivain d’origine juive Leopold Weiss (converti à l’islam sous le nom de Muhammad Asad) a soutenu une thèse intéressante dans ses œuvres, notamment L’islam à la croisée des chemins. Il y affirme : « Le premier grand choc entre l’Europe unie d’un côté, et l’Islam de l’autre, à savoir les Croisades, a coïncidé avec la naissance même de la civilisation européenne. » Il en va explique-t-il, des nations comme des individus : « les impressions violentes reçues au cours de la première enfance persistent, consciemment ou inconsciemment, tout au long de la vie ultérieure. » Ainsi la « psychologie des masses européennes » est-elle marquée par ce traumatisme.1 Historiquement en effet, la première cause commune que les nations occidentales allaient défendre était liée à leur identité chrétienne qui s’affirmait contre le monde barbare. Et cela est resté quelque part dans l’arrière-fond de bien des esprits.

    Autre raison : le travail des médias qui contribue à inverser les rôles. Il s’agit de faire croire que les nations musulmanes agressées sont en fait responsables de la violence et du terrorisme. Partout, c’est l’image des attentats qui heurte l’opinion publique convaincue de la culpabilité des fanatiques musulmans. Quelques mots répétés au journal télévisé, quelques images reprises en boucle, et le tour est joué : en cause, le terroriste itinérant de la nébuleuse d’Al-Qaida, ou l’Afghan taliban qui menace la civilisation. Quelle place pour une réflexion saine qui nous conduirait posément à penser, comme l’affirmait avec raison un journaliste, que les Américains ne sont pas en Afghanistan pour résoudre le problème, mais qu’ils sont le problème ?

    Il est évident que les musulmans doivent désormais prendre conscience des obstacles qui contribuent à fausser les débats, et s’engager à contribuer à un dialogue de civilisations reposant sur des fondements authentiques et raisonnables. Mais il est tout aussi évident que nos démocraties ne valent rien si elles sont dominées par des émotions malsaines, et orientées par une islamophobie discriminatoire.

     Hani Ramadan

  • Massacre de civils en AFGHANISTAN : Complicité des médias

    L’Occident, entraîné par la politique agressive et inhumaine des Etats-Unis en Afghanistan, est en train de fermer les yeux sur des crimes ignobles.

    A lire donc :

     

    Afghanistan : l’OTAN commet un nouveau massacre de civils

    lundi 22 février 2010 - 10h:20

    Al Jazeera

     

    Des représentants du gouvernement Afghan ont déclaré qu’au moins 33 civils avaient été massacrés par une attaque aérienne de l’OTAN contre un convoi de véhicules en Uruzgan, une province au sud du pays.

     

    L’Uruzgan est actuellement occupé par les troupes hollandaises, dont le prochain départ pose un sérieux problème à l’OTAN - Photo : AFP

    L’OTAN a confirmé avoir bombardé ce dimanche un groupe de véhicules, croyant qu’ils abritaient des combattants, pour découvrir ensuite que des femmes et des enfants étaient dans les voitures.

    L’ISAF, la force de l’OTAN en Afghanistan, ne fournit pas le décompte des morts.

    Amanullah Hothaki, chef du conseil provincial de l’Uruzgan, a déclaré que 19 personnes ont été massacrées dans l’attaque qui a frappé trois minibus qui roulaient sur une route principale.

    James Bays, correspondant d’Al Jazeera, rapportant depuis Lashkar Gar dans le Helmand, a déclaré qu’ « une équipe aérienne » a tiré sur des mini-bus transportant des civils.

    « Nous comprenons qu’ils [les civils] ont été pris pour cible par ce que l’OTAN appelle une équipe aérienne », ajoute-t-il.

    « Cela évoque pour moi des hélicoptères. Le porte-parole de l’Otan à qui j’ai parlé ... a dit il y avait une opération de l’OTAN en cours contre les Talibans à proximité, et qu’ils avaient pensé qu’il s’agissait de renforts pour les Talibans. »

    « Et c’est pourquoi ils ont lancé cette attaque aérienne. Mais il dit qu’il est clair maintenant que c’était une erreur, et que dans ces mini-bus, il y avait beaucoup de femmes et d’enfants. »

    Le général Stanley Mc Chrystal, le commandant des forces de la coalition [d’occupation] en Afghanistan, a publié un communiqué présentant des excuses pour ce massacre, dit notre correspondant.

    « Nous sommes extrêmement désolés par la perte tragique de vies innocentes », larmoie McChrystal.

    « J’ai fait comprendre à nos forces que nous sommes là pour protéger le peuple afghan [en le bombardant - N.d.T] et tuer ou blesser des civils par inadvertance sape leur confiance dans notre mission [à condition que cette confiance ait jamais existé - N.d.T]. »

    Zemeri Bashary, porte-parole du ministère afghan de l’intérieur, dit de son côté que des rapports font état de 27 personnes massacrées.

    Selon lui, il y avait 42 personnes dans les véhicules bombardés, tous des civils.

    Sur le même thème :

      Le massacre de Kunduz : que cache le gouvernement allemand ? - 18 décembre 2009
      Le massacre de Kunduz exprime la véritable nature de la guerre en Afghanistan - 15 septembre 2009
      L’OTAN commet un nouveau massacre en Afghanistan - 4 septembre 2009
      L’OTAN commet un nouveau massacre de civils en Afghanistan - 6 mai 2009
      Afghanistan : les Etats-Unis commettent un nouveau massacre - 6 novembre 2008
      Afghanistan : plus d’une centaine de civils massacrés par l’OTAN - 25 août 2008
      Afghanistan : nouveau massacre de civils par l’OTAN - 23 août 2008
      Afghanistan : les survivants témoignent du bombardement d’une cérémonie de mariage - 15 juillet 2008
      Afghanistan : les crimes de l’impérialisme - 13 juillet 2008
      Afghanistan : l’OTAN massacre des civils lors de raids aériens - 3 août 2007
      Afghanistan, terre d’expérimentation - 2 juillet 2007
      Afghanistan : nouveau massacre de civils par les troupes d’occupation - 1e juillet 2007
      Afghanistan, Irak : quand la mort vient du ciel - 5 juin 2007
      Les Afghans dénoncent les victimes civiles des bombardements - 12 mai 2007
      Un massacre provoque des manifestations anti-américaines en Afghanistan - 7 mars 2007
      Afghanistan : massacre de civils par les forces américaines - 6 mars 2007

    22 février 2010 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
    http://english.aljazeera.net/news/a...
    Traduction : Info-Palestine.net

    source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8222&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter