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Islam et engagement - Page 602

  • L'UNION JUIVE POUR LA PAIX CONTRE LIEBERMAN

    LU sur le site de l'Union Juive Française pour la Paix ces propos qui soulignent qu'Avigdor Lieberman ne devrait pas être reçu par le gouvernement français. Nous appelons les rabbins et les intellectuels juifs à condamner pareillement les propos et les positions du Ministre des affaires étrangères israélien.

    http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=552

    Mardi 5 mai 2009 dans le cadre d'une tournée européenne Avigdor
    Lieberman, étrange ministre des non moins étranges affaires
    étrangères israéliennes viendra à Paris rencontrer son homologue
    français Bernard Kouchner.


    Comment peut-on accepter la venue d'un tel personnage, trois mois
    après le carnage et les destructions à Gaza, qui est toujours soumis
    au blocus israélien alors que la colonisation se poursuit
    allègrement en Cisjordanie (destructions de maisons à Jérusalem,
    construction massive de logements dans les colonies, intensification
    de la répression sanglante des manifestations contre le mur de
    l'apartheid ) et que les discriminations s'intensifient contre les
    Palestiniens d'Israël (menace de licenciement des cheminots arabes) ?

    Rappelons quelques unes des propositions de Lieberman :

    - Bombarder le barrage d'Assouan
    - Utiliser l'arme nucléaire sur Téhéran et sur Gaza
    - Expulser tous les Palestiniens d'Israël qui refuseraient de prêter
    un serment de loyauté à l'Etat juif, noyer les prisonniers politiques
    palestiniens dans la Mer morte
    - Exécuter les députés palestiniens à la Knesset qui ont des contacts
    avec le Hamas ou qui ont commémoré l'expulsion de 1948,
    - « Echanger » la Galilée contre les implantations en Cisjordanie pour
    faire un Israël « ethniquement pur ».

    Mais Lieberman, n'est pas un élément isolé, c'est bien comme fer de
    lance de la politique israélienne d'enfermement et d'écrasement du
    peuple palestinien que doit être comprise sa récente nomination.

    Car en choisissant cet individu pour représenter Israël, le gouvernement Netanyahou a voulu dire clairement, qu'il ne voulait rien
    lâcher, qu'il ne voulait ni d'un Etat palestinien, ni de l'évacuation
    des colonies, ni même s'engager dans aucun « processus de paix », ni
    remettre en cause les discriminations intérieures.

    Le Gouvernement Netanyahou tient ainsi à faire savoir au monde entier
    qu'il veut conserver un Etat raciste (un Etat pour les Juifs du monde
    entier, qui fait de ses habitants palestiniens des citoyens de seconde
    zone), un Etat colonial qui dépossède le peuple palestinien de sa
    terre, un Etat d'apartheid qui enferme et isole les Palestiniens de
    Cisjordanie dans une multitude de bantoustans.

    En faisant recevoir ce fasciste par son ministre des affaires
    étrangères, Sarkozy passe les bornes de l'indécence ! On se souvient
    pourtant que l'Europe avait réagi un tant soit peu quand l'extrême
    droite autrichienne était entré au gouvernement de Vienne. Mais les
    déclarations d'Haider étaient angéliques à côté de celles de Lieberman.

    Comme à l'occasion du vote du Conseil européen pour le rehaussement des relations entre Israël et l'Union Européenne, recevoir Lieberman, c'est à nouveau donner à Netanyahou un feu vert pour sa politique criminelle, c'est aussi accroitre le risque d'une attaque israélienne « préventive » contre l'Iran, aux conséquences incalculables.

    Plus d'impunité pour les criminels de guerre et pour ceux qui piétinent le droit international depuis trop longtemps !
    L'UJFP participera partout où elle le pourra aux rassemblements unitaires pour dénoncer le scandale de cette réception, et en particulier à Paris mardi 5 mai à 18h au quai d'Orsay

    Bureau National de l'UJFP le 3-05-09

  • CRIMES DE TSAHAL : REPONSE A M. GRUMBACH

    La moindre des choses est de condamner Tsahal

     

    Dans la Tribune de Genève du 23 avril 2009, Monsieur Philippe A. Grumbach, président de la CICAD, s’en est pris avec véhémence à la Suisse, à travers l’attitude de son Ambassadeur Dante Martinelli, qui n’a pas quitté la salle où se tenait cette semaine la Conférence sur le racisme, comme l’on fait les autres ambassadeurs. Il cite les propos du Président iranien, Ahmadinejad, qui selon lui devaient entraîner une telle réaction : « Le sionisme mondial personnifie le racisme en recourant fallacieusement à la religion et abuse des sentiments religieux afin de masquer sa haine et son visage hideux. » Il ajoute cet autre extrait : « Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive (….). Ils ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée. »

    Une observation d’abord : le Centre islamique de Genève que je représente ne dépend ni de l’Iran, ni de l’Arabie Saoudite, ni d’un quelconque Etat. Il ne défend aucune thèse négationniste, et estime que la dénonciation de la barbarie nazie se justifie en raison de l’ampleur du génocide mené, en Europe, contre le peuple juif.

    Mais j’ai beau relire ces lignes prononcées par Monsieur Ahmadinejad, je n’y trouve aucune trace d’antisémitisme. Il serait grand temps, Monsieur Grumbach, de cesser de vouloir museler nos consciences. Car il est vrai qu’à l’heure actuelle, les sionistes font de la Shoah un usage qui est totalement pervers : le monde entier a vu les crimes perpétrés par Tsahal contre des populations civiles à Gaza. Et lorsque l’on est indigné par tant de souffrance, vite surgit un intellectuel de votre acabit pour nous dire : « Oui, mais il y a eu la Shoah ! »

    Jamais nous ne vous avons entendu faire la moindre critique contre l’Etat dit d’Israël, en relevant la spécificité de sa conception juive qui relègue de façon claire les Arabes à être, dans leur propre pays et sur leur propre terre, des citoyens de seconde zone. Allez donc vivre à Jérusalem Est, ou à Hébron, où de façon continue les colons volent les terres des Palestiniens. Parlez-nous donc de ce mur qui étouffe villes et villages et qui signifie clairement que jamais un Etat palestinien ne pourra être fondé. Dites-nous sans détour ce que vous pensez de Monsieur Lieberman, dont les thèses reposent sur la haine de tout ce qui est arabe.

    Aujourd’hui, le sionisme, qui dispose de l’arme nucléaire, poursuit une extension inquiétante dont personne ne peut déterminer les limites. L’Etat d’Israël, que l’on nous demande de reconnaître, est le seul pays dont les frontières sont indéfinies. Et la complicité des Nations européennes, comme des Etats-Unis, se fonde sur la volonté de retracer la carte du Proche et du Moyen-Orient, selon les intérêts d’une entreprise qui reste coloniale, qu’on le veuille ou non. Comment faire admettre cette agression ? A trois niveaux au moins : 1) La souffrance des juifs et le sentiment de culpabilité qui poussent les Occidentaux à fermer les yeux sur les torts infligés aux Palestiniens. 2) Le danger présumé de l’islamisme : le prétexte du terrorisme justifie ainsi la domination et l’ingérence des nations dites civilisées. 3) La force des lobbies sionistes qui agissent dans les milieux politiques par d’habiles manœuvres, au point qu’un Président des Etats-Unis ne peut être aujourd’hui élu, à moins de déclarer que « Jérusalem est la capitale éternelle d’Israël » !

    Ce qui me semble ignoble, Monsieur Grumbach, c’est votre soutien indéfectible à tout ce qui vient de l’Etat sioniste – malgré le sang, les larmes et l’utilisation du phosphore blanc – et votre façon de parler de la Suisse comme d’un Etat lâche. Lequel n’a pourtant aucune leçon à recevoir de vos amis…

    (La Tribune a publié un extrait de cette réponse dans le Courrier des lecteurs du 24 avril 2009)

  • L'ETAT D'ISRAEL EST-Il RACISTE ET TERRORISTE?

    Le Centre Islamique de Genève est une organisation qui ne dépend d'aucun gouvernement, qu'il s'agisse de l'Iran ou de l'Arabie Saoudite. Nous avons à coeur de conserver notre liberté et de dénoncer tous les abus, quelle que soit leur provenance. A ce titre, nous renvoyons nos lecteurs à l'extrait de neuf minutes d'une conférence que nous avions donnée à Nîmes au mois de mars 2009, et donc qui n'a rien à voir directement avec la Conférence de Genève sur le racisme. A chacun de juger...

    http://www.youtube.com/watch?v=7si4rsB8e7o&feature=related