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Islam et engagement - Page 622

  • Islam et Christianisme: l'homme à l'image de Dieu?

    Grandes leçons que celles que l’on tire d’un dialogue authentique avec tous ceux qui estiment que l’homme ne peut être réduit à son animalité, mais qu’il est habité par un secret qui le rattache nécessairement à la transcendance. Par l’esprit on va à Dieu.

    Les musulmans sont particulièrement sensibles à l’idée que le Créateur ne peut être représenté par une image, en se servant des éléments de sa création. Toute image voilerait et trahirait ce que précisément elle voudrait indiquer au-delà d’elle-même. L’interdiction de représenter Dieu est d’ailleurs une injonction que l’on trouve dans la Bible et dans le Coran.

    Le Prophète Muhammad affirme cependant : “ Dieu a créé Adam à son image. ” Parole rapportée par Al-Bukhârî et Muslim, et reconnue comme étant authentique. L’imam An-Nawawî range ce hadith dans la catégorie des traditions comprenant des éléments descriptifs. Le savant Ibn Hajar Al-‘Asqalânî explique que le déterminant possessif “ son ” (en arabe le pronom hu) peut se rapporter à Adam lui-même. Ce qui signifierait que Dieu l’a créé sous une forme achevée : Adam n’a pas suivi différentes étapes de croissance, comme c’est le cas pour ses descendants.

    Mais Al-‘Asqalânî ajoute : “ Il a été dit que le pronom se rapporte à Dieu. Ceux qui l’affirment s’en tiennent à cette version : “ Dieu a créé Adam à l’image du Très Miséricordieux ”. L’image signifiant la qualité, et le sens étant que Dieu l’a créé d’après Ses qualités : connaissance, vie audition, vue, et ainsi de suite. Cela alors que rien ne peut être comparé aux qualités divines. ”

    C’est pratiquement dans les mêmes termes que Muhammad Hamidullah, érudit décédé récemment, commente cette parole après avoir remarqué que l’expression figure dans la Bible en Genèse, 1, 27 : “  Apparemment, cela signifie que Dieu possède les attributs de l’audition, de la vision, de la parole, du vouloir, du savoir, du pouvoir créateur, etc. L’homme aussi possède un reflet de tout cela, dans la même proportion, sans aucun doute, qu’il y a entre le soleil et son reflet dans l’eau, mais avec toutefois un degré qui surpasse ce qu’on trouve chez les autres créatures. ”

    Dieu est miséricordieux. L’homme est capable de miséricorde. Dieu est vivant, et à l’homme a été donnée la vie. Dieu est omniscient, et les enfants d’Adam disposent du pouvoir de connaître. Néanmoins, il serait absurde de limiter la miséricorde divine à celle des humains. De même, Dieu est le Vivant qui ne meurt pas, alors que l’homme est mortel. Et si ce dernier est capable de connaître, son savoir demeure relatif, limité et imparfait, alors que la connaissance divine est absolue, illimitée et parfaite.

    En d’autres termes, cette expression : “ Dieu a créé Adam à son image ” révèle selon l’Islam, si l’on s’en tient à cette dernière interprétation, que l’homme dispose de qualités qui lui confèrent une dignité réelle, et la possibilité de se perfectionner sur les plans moral et spirituel, sans manifester cependant une volonté de rabaisser le divin au rang de l’humain, ou d’élever l’humain au rang du divin.

    Là réside justement la différence avec l’imagerie qui s’est développée dans la tradition chrétienne, où renversant l’ordre des choses, on s’est mis à représenter Dieu à l’image de l’homme.

    Pour autant que nos diverses spiritualités se croisent, il faut savoir en reconnaître les divergences.

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  • GAZA : UN ETAT-PRISON


     

     

    Je recommande vivement la lecture d’un article récemment paru de M. Stephen Lendman. Cet homme engagé pour une juste cause vit à Chicago.
    L’article, dont voici un extrait, peut être lu intégralement sur le site de The International Solidarity Movement : http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8253&type=temoignage&lesujet=Famine
    En anglais : http://www.counterpunch.org/lendman02022008.html
     
    « Le sort des Palestiniens ne changera pas tant que les choses passeront d'une crise à une autre, comme cela dure depuis des décennies.

    Cela ne se terminera que lorsque les dirigeants mondiaux céderont au sentiment grandissant dans le monde que ces graves injustices ne peuvent plus être tolérées. Combien de souffrances doivent être endurées, combien de morts sont acceptables, avant que la justice soit enfin accordée ?

    Les gens de conscience veulent des réponses. Il est grand temps qu’ils les obtiennent. »

     

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  • À la lumière du Coran : le sens de l'adoration

     

    Existe-t-il une vérité plus grande ? Je reviens de la mosquée où j’ai accompli la prière du matin, et au moment où nous étions prosternés m’est venue cette pensée qui a apaisé mon âme :  il n’est pas d’adoration qui soit plus vraie, plus authentique, que celle qui est consacrée à l’Un, au-delà de toute représentation.
    Me reviennent à l’esprit deux versets du Coran dont voici l’interprétation :
    «  Ô hommes! Adorez votre Seigneur, qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés. Peut-être craindriez-vous!
    Lui qui a fait pour vous de la terre un lit et du ciel un édifice, et qui a fait descendre du ciel une eau par laquelle Il a fait sortir des fruits pour assurer votre subsistance.

    N’attribuez donc pas à Dieu des égaux, alors que vous savez. » (Coran, 2, 21-22)

     

    Toutes les choses de la vie, toutes les images du monde sont vouées à disparaître. Mais il y a dans le cœur humain une exigence d’éternité, un amour qui déborde le cadre trop étroit de la matérialité.
    Vaut-il par conséquent la peine de se réjouir excessivement des biens que l’on possède, ou de rechercher une vaine gloire, ou de songer même au pouvoir ? Et les joies des rapports amoureux sont-elles susceptibles de donner un sens à la vie ? Certes, l’être humain a besoin, pour s’épanouir pleinement, de donner satisfaction à ses besoins naturels. Mais est-ce suffisant ?
    Comme l’affirmait en substance Ibn Al-Qayyim, il y a dans le cœur humain une pauvreté, que rien ne peut combler, sinon Dieu, à tout jamais. Il y a dans le cœur un éparpillement dans le désarroi, que rien ne peut assembler, sinon le fait d’aller à Dieu. Et il y a enfin dans le cœur une maladie que rien ne guérit, sinon le fait de rendre à Dieu un culte sincère, en n’adorant que Lui.
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