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Islam et engagement - Page 618

  • Une sagesse musulmane

    Et voici encore une sagesse du penseur musulman Ibn ‘Atâ’i -Llâh : “ L’espérance authentique est accompagnée d’action. Sinon, il s’agit d’un désir. ”

    Commentaires : Nous devons faire la différence entre ce qui relève d’une disposition bénéfique de l’âme, qui entraîne l’adorateur à agir résolument pour atteindre son but, et ce qui relève de l’illusion, qui ne se traduit pas par des actes conséquents. Le Coran affirme ainsi : “ Cela ne dépend ni de vos désirs, ni des désirs des gens du Livre. Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, en dehors de Dieu, ni allié, ni “ secoureur ”. Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes œuvres, tout en étant croyant…voilà ceux qui entreront au Paradis, et on ne leur fera aucune injustice, fût-ce d’un creux de noyau de datte. ” (Coran, 4, 123-124)

    Al-Bukhârî rapporte dans son Histoire que le Prophète Muhammad a déclaré : “ La croyance ne consiste pas en un vain désir, mais en ce qui repose fermement dans le cœur et que l’action confirme. Il est des gens qui ont été trompés par l’illusion de leurs désirs, si bien qu’ils sont sortis de cette vie sans emporter la moindre bonne action. Ils ont dit : “ Nous pensons du bien de Dieu, Exalté soit-Il. ” Or, ils ont menti. S’ils pensaient du bien de Dieu, ils auraient bien agi. ”

    La porte de l’espérance authentique n’est donc pas celle de l’illusion. Il n’est pas de croyance sincère qui ne se traduise par un engagement réel.

    On remarquera la finesse psychologique à laquelle nous convie le monothéisme, nous invitant à distinguer dans le tréfonds de nos âmes des sentiments qu’il est tellement agréable de confondre !

  • De l'islam: écoutons Jean-Jacques!

    Pour qui veut comprendre l’évolution de la société civile depuis les Lumières, il est bon de relire Du Contrat social de Rousseau. Etonnante est la lucidité de cet auteur, qui tout en ayant mis en avant des idées révolutionnaires, gardait une objectivité surprenante quand il s’agissait pour lui de définir les caractéristiques de l’Etat islamique. Après avoir relevé que dans l’histoire des nations occidentales il y eut un “ perpétuel conflit de juridiction qui a rendu toute bonne politie impossible dans les Etats chrétiens, et l’on n’a jamais pu venir à bout de savoir auquel du maître ou du prêtre on était obligé d’obéir… ”, Rousseau décrit ainsi le gouvernement laissé par Muhammad, le Prophète de l’islam : “ Mahomet eut des vues très saines, il lia bien son système politique, et tant que la forme de son gouvernement subsista sous les califes ses successeurs, ce gouvernement fut exactement un, et bon en cela. Mais les Arabes devenus florissants, lettrés, polis, mous et lâches, furent subjugués par des barbares ; alors la division entre les deux puissances recommença… ” (Du Contrat social, Livre IV, De la religion civile)En son siècle déjà, Rousseau nous donnait ainsi une leçon sur le dialogue respectueux des civilisations.

  • L'Islam et le respect des animaux

    L’Islam comprend des enseignements qu’il peut être utile de soumettre à tous ceux qui défendent la dignité des animaux. Le Coran affirme ainsi : « Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communautés. » (Coran, 6,38). 

    Cela signifie que les espèces animales bénéficient du statut de créature, tout comme les êtres humains.

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