Qui sont les maîtres du monde ?
Qui seraient les maîtres du monde s’il n’existait pas le dernier rempart de la résistance et de l’indignation ?
Des voix s’élèvent pour dénoncer les lobbies qui couronnent une vaste escroquerie qui mène notre terre à sa perte.
Ces créanciers se nourrissent, par le crédit et la dette, de la misère des peuples réduits à une forme d’esclavage moderne.
Ils sont aidés par des gouvernements qui nous parlent d’austérité, alors qu’en aucun cas cette vile exploitation n’est remise en cause.
On critique avec virulence la Goldman Sachs.
On observe qu’aucun président des Etats-Unis ne peut être élu s’il n’entre pas dans ce système et s’il ne prête pas serment d’allégeance au sionisme. Obama parlait ainsi, avant son investiture, de la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem. Et voici qu’à présent, la presse et les médias mettent en avant le futur adversaire potentiel du président, Newt Gingrich, membre du Parti républicain et de la droite évangélique américaine.
Qu’apprend-on sur le personnage ?
Il fait prospérer une société de lobbying.
« Il a touché 1,8 millions de dollars de la part de Freddie Mac, un groupe de financement de prêts immobiliers qui a joué un rôle central dans la crise dite des « subprimes ». » (Tribune de Genève, 12 décembre 2011)
Et l’homme vient de faire une déclaration fracassante : les Palestiniens sont « un peuple inventé » !
On le voit : tout se tient avec évidence.
Tout devient de plus en plus clair.
Certains se taisent par crainte d’être taxés de « complotistes ».
Mais le danger ne vient pas des mots. Il vient de cette madoffisation du monde qui a pour instrument le pouvoir de l’argent, et pour terrain de conquête privilégié la Palestine qui ne doit pas exister, et dont les enfants peuvent êtres massacrés.
Hani Ramadan