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  • Rapport de l'ONU : les crimes de Tsahal

     Israël a imposé un blocus de la bande de Gaza qui équivaut à une mesure de punition collective et pratique une politique d'isolement systématique du territoire palestinien, affirme le rapport de 574 pages.

    L'armée israélienne a fait un usage délibéré et disproportionné de la force, ajoute la mission du juge Goldstone. Le principe fondamental de distinction entre objectifs civils et militaires n'a pas été respecté par l'Etat hébreu. Plus de 1400 personnes ont été tuées pendant l'offensive du 27 décembre 2008 au 19 janvier 2009.

    Saisie de la CPI par le Conseil de sécurité

    Le rapport, publié à Genève et New York simultanément, recommande que le Conseil de sécurité de l'ONU nomme un groupe d'experts indépendants. Si, d'ici six mois, ce groupe constate qu'Israël n'a pas enquêté de manière adéquate sur les violations commises à Gaza et poursuivi leurs responsables, le Conseil de sécurité devra saisir de la situation à Gaza le procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

    «La politique d'Israël qui prive les Palestiniens de la bande de Gaza de leurs moyens de subsistance, de leurs emplois, de leur logement, de l'accès à l'eau, qui nie leur liberté de mouvement et le droit à entrer et à sortir librement de leur pays peut conduire un tribunal compétent à estimer que le crime de persécution, qui est un crime contre l'humanité, a été commis», affirme le rapport.

    «La mission est arrivée à la conclusion que des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être par certains aspects à des crimes contre l'humanité ont été commis par les Forces israéliennes de défense», a déclaré Richard Goldstone à la presse.

    Attaques intentionnelles

    L'Etat hébreu ne s'est pas entouré «des précautions nécessaires requises par le droit international humanitaire pour limiter les pertes en vies humaines, les blessures occasionnées aux civils et les dommages matériels», précise le rapport.

    Il cite notamment les tirs d'obus au phosphore blanc sur les installations de l'UNRWA (Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens), «la frappe intentionnelle sur l'hôpital Al-Qods à l'aide d'obus explosifs et au phosphore», «l'attaque contre l'hôpital Al-Wafa», ainsi que contre une mosquée au moment de la prière, autant de «violations du droit international humanitaire», «sans raisons militaires justifiées».

    Réaction israélienne

    Dans une première réaction, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a répété que son pays rejette le rapport Goldstone parce que son mandat est unilatéral et partial. Malgré ces réserves, il a affirmé qu'« Israël s'engage à agir pleinement en accord avec le droit international et à examiner toutes les allégations de mauvaise conduite de ses forces».

    Jérusalem rappelle que l'armée israélienne a ouvert des enquêtes sur plus de cent allégations concernant le comportement de ses forces pendant les opérations de Gaza. «Même si la plupart de ces enquêtes ont été closes parce que les allégations étaient sans fondement, 23 enquêtes criminelles restent ouvertes», ajoute le ministère des Affaires étrangères.

    Le rapport analyse en détails 36 incidents à Gaza, ainsi que d'autres en Israël et en Cisjordanie, et est fondé sur 188 entretiens individuels représentant plus de dix mille pages de documentation, ainsi que 1200 photographies. Les suites du rapport doivent être discutées le 29 septembre par le Conseil des droits de l'homme, réuni depuis lundi à Genève.

    (ats) Act. 15.09.09; 17:29

     

     

  • A qui profiterait la guerre ?

    Prenons enfin la peine de penser librement la confrontation programmée de l’axe « américano-sioniste » avec l’Iran, en posant simplement les questions suivantes :

     

    Qui sont actuellement les colonisateurs ?

    Qui sont les agresseurs ?

    Qui représente un réel danger pour la paix mondiale en disposant de l’arme nucléaire ?

    Qui installe un peu partout ses bases militaires pour assurer sa domination mondiale et voler le bien des peuples ?

    Qui détermine son appartenance nationale sur des critères racistes ?

    Qui maintient en prison des milliers de résistants, et cependant s’étonne que l’on puisse arrêter un soldat livrant une guerre sur une terre qui ne lui appartient pas ?

     

    P.S. : Quelques éléments de réponse dans l’émission suivante :

    http://www.youtube.com/watch?v=yw76_PSnIwc&NR=1

  • UN JOURNALISTE CONTRE L'IMPERIALISME AMERICAIN

    Il se trouve aujourd’hui, tout de même, des journalistes occidentaux courageux qui dénoncent sans détour l’impérialisme américain et la barbarie sioniste. Après tout, Tsahal n’est pas la seule armée qui utilise le phosphore blanc contre des civils. En novembre 2004, James Petras dénonçait les méthodes quasi nazies des forces américaines. Aujourd’hui, cinq ans plus tard, c’est à l’administration d’Obama de reprendre ce triste flambeau, en Afghanistan.

     

    Existe-t-il un Etat en Europe prêt à condamner sans détour le massacre programmé et voulu des innocents ?





    [Une des techniques est le « renversement de rôles » qui attribue les crimes des troupes d’invasion aux victimes : ce ne sont pas les soldats qui causent la destruction des villes et les meurtres, mais les familles irakiennes qui « protègent les terroristes » et « attirent sur eux les bombardements sauvages.]

     

    A New York Diary
    The Crushing of Fallujah, 19 novembre 2004.

     

    Je suis en train de lire le Journal de Berlin de William Shirer, compte-rendu d’un journaliste sur la propagande politique nazi durant les années 30, en même temps j’observe les « nouvelles » US concernant la violente agression contre Fallujah.
    Les « reportages » des mass médias US, leur style, le contenu et particulièrement le langage font totalement écho à degré jamais atteint.
    Coïncidence ? Évidemment ! Dans les deux cas nous avons des armées impérialistes envahissant des pays, rasant des villes, massacrant des civils - Et les mass médias, privés dans la forme, appendices étatiques dans les faits, disséminent les mensonges les plus éhontés, pour la défense et l’encouragement de la conquête menée par les « storm troopers » — nommez les SS ou Marines. A la fois en Allemagne Nazie et aux États-Unis à l’heure actuelle les médias nous disent que les armées d’invasion « libèrent le pays » des « combattants étrangers », de « terroristes armés » qui empêchent le « peuple » de mener sa vie quotidienne. Mais nous savons que parmi les 1000 prisonniers il n’y a que 4 étrangers (3 iraniens et un arabe) ; les hôpitaux irakiens rapportent qu’il y a moins de 10% de combattants étrangers. En d’autres termes plus de 90 % des combattants sont irakiens - la plupart d’entre eux sont nés, ont été éduqués et ont élevé des familles dans les villes dans lesquelles ils combattent.
    Comme les médias Nazis, les réseaux de radio et TV US ne rapportent que ce qu’ils nomment « pertes militaires » — oubliant de rapporter les civils tués depuis le début de la guerre ainsi que les milliers de femmes et enfants tués ou blessés depuis le début de l’attaque sur Fallujah

    A l’image de l’Allemagne Nazie, les mass médias US diffusent des communiqués de l’appareil militaire US non confirmés concernant des meurtres sanglants, des décapitations et des enlèvements « par les terroristes étrangers ». Le soutien inconditionnel des mass médias Nazi/US envers le champ de massacre est le mieux représenté dans leurs communiqués concernant les bombardements de masse sur des quartiers urbains densément peuplés.
    Pour le réseau NBC, le largage de bombes de 500 livres sur la ville de Fallujah est décrit comme cibler un « réseau de tunnels souterrains des insurgés dans la ville ». Et les logements, les marchés, les commerces - les femmes et les enfants au-dessus de ces tunnels - vaporisés. Leur existence n’est jamais reconnue par les reporters et les diffuseurs.
    La quasi-totalité de la population de l’Irak non Kurde est opposée à l’armée US et au régime fantoche - mais les médias nomment les patriotes défendant leur pays des envahisseurs impérialistes « insurgés » minimisant la signification d’un mouvement de libération à l’échelle nationale. Un des euphémismes le plus surréaliste est la référence constante aux « forces coalisées » à savoir les conquérants coloniaux US et leurs mercenaires et brigands qu’ils dirigent et contrôlent. Les bombardements terroristes des maisons, des hôpitaux et des bâtiments religieux par des centaines d’avions et d’hélicoptères sont décrits par les médias comme « sécuriser la ville pour des élections libres.

    «  Libérer la ville des insurgés » inclus le massacre systématique d’amis, voisins et proches de chaque Irakien vivant dans la ville de Fallujah.

    «  Encercler les insurgés » signifie couper eau, électricité, aide médicale pour 200 000 civils dans la ville et placer des dizaines de milliers de réfugiés sous la menace d’épidémie de typhoïde.
    « Pacifier la ville » implique la transformer en désolation de ruines empoisonnées-irradiées.

    Pourquoi Washington et les mass médias utilisent des mensonges systématiques, de grossiers euphémismes ? Essentiellement pour renforcer le soutien chez soi pour le meurtre de mass en Irak. Les mass médias fabriquent un réseau de mensonges afin d’entourer ces méthodes totalitaires d’une aura de légitimité pour que les forces armées continuent à détruire les villes en toute impunité.
    La technique perfectionnée par Goebbels en Allemagne et pratiquée aux États-Unis est de répéter les mensonges et les euphémismes jusqu’à en faire des « vérités » acceptées et insérées dans le langage quotidien.

    Les mass médias en créant une routine de langage commun implique les auditeurs. Les questions tactiques des généraux, les commandants dirigeant le massacre (pacification) et les soldats assassinant les civils sont expliqués (et consommé par les millions qui écoutent et regardent) par les autorités aux journalistes complices et aux célèbres icônes médiatiques. L’unité du but entre les agents du meurtre de masse et le public US quotidien est établi par le biais des « communiqués de presse » :
    Les soldats « inscrivent les noms » de leurs femmes et de leurs bien-aimés sur les tanks et véhicules armés qui détruisent les familles Irakiennes et transforment Fallujah en ruines. Des soldats de retour d’Irak sont « interviewés » qui veulent retourner pour « être avec leur unité » et « liquider les terroristes ». Ce ne sont pas toutes les forces de combat US qui ont expérimenté les joies de descendre des civils.
    Les études médicales rapportent que un soldat sur cinq de retour souffre de graves traumas psychologiques, sans doute possible d’avoir été témoin ou participant au meurtre de masse de civils. La famille d’un des soldats de retour, qui s’est récemment suicidé, rapportait qu’il parlait constamment de son meurtre d’un enfant sans défense dans les rues d’Iraq - se nommant lui-même un « meurtrier. Mis à part ces notables exceptions les médias utilisent plusieurs techniques de propagande qui calment la « conscience » des soldats et civils US.

     

    Une des techniques est le « renversement de rôles » qui attribue les crimes des troupes d’invasion aux victimes : ce ne sont pas les soldats qui causent la destruction des villes et les meurtres, mais les familles irakiennes qui « protègent les terroristes » et « attirent sur eux les bombardements sauvages. La seconde technique est de ne rapporter que les pertes US des « bombes terroristes » — afin d’omettre les milliers de civils tués par les bombes et l’artillerie US.

    Les propagandes Nazi et US glorifient l’ « héroïsme », le « succès » de leurs troupes d’élites (les SS et les Marines) - dans l’assassinat des « terroristes » ou « insurgés » — chaque civil mort est compté comme « suspect de sympathiser avec les terroristes.

    Les militaires US et Allemands ont déclaré chaque bâtiment civil comme « entrepôt » ou « cachette » pour des « terroristes » — d’ou le mépris total pour toutes les conventions de Genève régissant la guerre.

    Les pratiques US et Nazi de “guerre totale” par laquelle des communautés entières, des quartiers et des cités complètes sont coupables de protéger des « terroristes recherchés » est bien évidemment la procédure militaire opérationnel classique de l’État Israélien.
    Les États-Unis publicisent la punition cruelle et inhabituelle des « suspects » irakiens (tout mâle entre 14 et 60 ans) fait prisonnier : des photos apparaissent dans le Time et Newsweek de jeunes hommes pied nus, aveuglés par des bandeaux ou sacs et attachés, extirpés de chez eux et poussés dans des camions pour être amenés vers des « centres d’exploitations » pour interrogatoire. Pour beaucoup dans le public US ces images de la « success story » - on leur dit que voici les « terroristes » qui voudraient exploser les maisons américaines. Pour la majorité ayant voté Bush, la propagande médiatique de masse leur a enseigné que l’extermination de dizaines de milliers d’Irakiens est dans leur intérêt : ils peuvent dormir tranquille, aussi longtemps que « nos boys » les tuent « loin la-bas.
    Et par-dessus tout la propagande a tout fait pour nier la conscience nationale irakienne. Tous les jours de toutes les façons la référence est aux allégeances religieuses, aux identités ethniques, aux anciens labels politiques, aux clans tribaux et familiaux. Le but est de diviser pour conquérir, et de présenter au monde un Irak « chaotique » dans lequel la seule force cohérente et stable est le régime colonial. Le but des ces sauvages agressions coloniales et de cet étiquetage politique est de détruire l’idée de nation Irakienne — et de substituer à la place une série de mini-entités gouvernées par des brigands impériaux aux ordres de Washington.

     

    Dimanche 14 novembre au matin : Aujourd’hui Fallujah est violée et rasée, capturée. .
    Des prisonniers blessés sont tués dans les mosquées. A New York les méga centres commerciaux sont emplis de consommateurs.

    Dimanche après-midi : les Marines empêchent la nourriture, l’eau et les médicaments d’entrer dans Fallujah. A travers les États-Unis des millions d’hommes sont assis devant leur télévision pour regarder le match de football.

    Shirer rappelait que pendant que les Nazis envahissaient et ravageaient la Belgique et bombardaient Rotterdam, à Berlin les cafés étaient pleins, la symphonie jouait et les gens promenaient leurs chiens dans les parcs les dimanches après-midi ensoleillés.

    Nuit de Dimanche 14 novembre 2004, j’allume la télévision sur le programme « 60 minutes » et je regarde une rediffusion de « l’interview » de Mike Wallace avec Yasser Arafat. Comme toutes les stars des mass médias US il ignore l’invasion israélienne du Liban et le meurtre de milliers de palestiniens par Sharon, l’occupation militaire de la Palestine et la destruction de Jenine et de Gaza. Wallace accuse Arafat d’être un menteur, un terroriste, d’être corrompu et déviant. 30 millions de foyers américains regardent cet ignoble spectacle d’un apologiste Sioniste autosatisfait brandissant les « idéaux occidentaux » qui sont tellement utiles pour raser des villes, bombarder des hôpitaux et exterminer une nation.

    Oui il y a des différences entre le récit de Shirer sur la propagande Nazi qui défendait la conquête de l’Europe et l’apologie médiatique pour l’invasion de l’Irak et pour le massacre des Palestiniens par Israël : le premier est commis au nom du Führer et de la Mère Patrie, les autres au nom de Dieu et de la Démocratie. Allez raconter ça aux cadavres dévorés par les chiens dans les ruines de Fallujah.

     

    Sources : http://www.legrandsoir.info/La-destruction-de-Fallujah.html

    Source : www.counterpunch.org/petras11192004.html

    - Publié par CP sur Indy Suisse Romande : http://switzerland.indymedia.org